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Pétunia

Par EMMANUELLE JAMMART, publié le mardi 31 mars 2026 11:38 - Mis à jour le mercredi 1 avril 2026 11:10
Un projet de Mme Jammart, ses élèves de 1ère spécialité SVT et les ATRF du lycée

En janvier, notre chercheuse en génétique est venue au laboratoire de SVT pour tester notre mini-thermocycleur PCR, en vue de la manip' prévue fin février avec les élèves. Imane et Telli, ATRF au lycée, ont joué un rôle essentiel dans la préparation des travaux pratiques, merci à elles. 

L'appli marche bien : elle nous dit avoir fait au minimum 34 milliards de copies du fragment de gène test apporté par Annick. A voir à l'électrophorèse la semaine prochaine si c'est bien vrai...

 

 

En février, Annick, notre chercheuse en (épi)génétique des plantes à l'école Normale Supérieure de Lyon, est venue dans mes classes de première spécialité SVT du Lycée Beltrame à Meyzieu pour nous initier aux thématiques de recherche de son labo. Elle a apporté des plants de Pétunia, qu'ils ont fait pousser spécialement pour nous à l'ENS : des plants sauvages et des mutants DEF. Les élèves ont commencé par faire une dissection florale des deux types de plants, et ont remarqué que le verticille de pétales était devenu un verticille de sépale chez les mutants.

Il faut donc identifier l'origine de la mutation ! Nous avons fait une extraction de l'ADN génomique grâce à un broyage dans un détergent, des centrifugations successives pour éliminer les phases solides, puis une précipitation de l'ADN dans de l'alcool. A la rentrée, Annick revient avec Emma (la doctorante spécialiste du Pétunia) et nous allons faire une amplification par PCR et une séparation par électrophorèse de nos ADN extraits pour voir si on peut trouver une explication génétique dans le gène DEF, qui contrôle la cascade d'activations génétiques à l'origine du développement des pétales. Suite au prochain épisode ! Suspense !

À la fin du mois, deuxième séance avec nos chercheuses : Annick est venue cette fois-ci avec une étudiante en thèse, Emma DÉSERT. Nous avons commencé par préparer le mélange pour la PCR avec des pipetages précis de 5µl : ADN extrait à la séance 1, amorces, TAQ-polymérase, nucléotides libres et tampon. Les microtubes ont été mis dans notre mini-PCR. Ensuite, nous avons fait les dépôts pour l'électrophorèse : une manip assez technique, très bien encadrée par Emma ! Les élèves ont déposé 10µl de l'ADN amplifié par PCR dans les puits du gel d'agarose, et nous avons mis à migrer.

Pendant les temps d'attente, Emma et Annick ont répondu aux nombreuses questions des élèves : "quelles études pour en arriver là ?", "suit-on des cours à la fac pendant une thèse ?", "quelle est la journée type d'un doctorant ?", "est-ce que le jury de thèse refait toutes les expériences pour vérifier le travail du thésard ?" Un peu de parcours orientation et de femmes & sciences distillée au milieu de la manipulation ! Les résultats sont à la hauteur des attendus : l'électrophorèse révèle que l'allèle muté, à l'origine du mutant DEF dépourvu de pétales, est plus long que l'allèle sauvage. On a mis en évidence un transposon qui s'est inséré dans la séquence codante et a perturbé l'expression de ce gène, à l'origine du contrôle de l'expression des pétales lors du développement floral.

 

Dans la catégorie 1SVT5, le poster vainqueur est...

Celui de Sirine, Aliya et Johanna ! Bravo à elles pour leur rigueur scientifique et le détail porté à l'explication, sans oublier un design élégant et agréable. Mention spéciale : RIGUEUR ANALYTIQUE.

 

Dans la catégorie 1SVT4, le poster vainqueur est...

Celui de Luana, Léane et Yanis ! Bravo à eux pour leur créativité et leur souci de rendre les choses visuelles, tout en gardant une analyse scientifique rigoureuse. Mention spéciale : CRÉATION VISUELLE.

Retrouvez les affiches en détail en pièce jointe.

 

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